Victime de harcèlement psychologique au travail

J’ai quitté mon dernier milieu de travail en tant que salariée il y a 2 ans, et c’est tout récemment que j’ai réalisé avoir été victime de harcèlement psychologique au travail et probablement d’un épuisement professionnel non reconnu.

Je crois qu’il n’y a pas de hasard dans la vie. Lorsque celle-ci veut te faire comprendre certaines choses, elle laisse des signes sur ta route. C’est donc en regardant l’émission matinale « 2 filles le matin » sur le harcèlement psychologique au travail et sur l’épuisement professionnel que j’ai réalisé que je n’avais pas été bien traitée dans certains secteurs de mon dernier emploi, que j’ai occupé durant presque 10 ans. Je ne te dis pas les émotions qui ont remonté.

Premièrement, j’ai réalisé que j’étais la cible idéale, c’est-à-dire une personne qui ne veut pas déplaire, qui fait toujours ce qui lui est demandé, qui ne dit pas un mot plus haut que l’autre et qui est plutôt réservée. 

Une fois, dans un département que j’aimais beaucoup, une personne a invité tous les employés du département pour une soirée chez elle, sauf moi. Je l’ai appris par un autre employé qui, tout bonnement, m’a demandé si j’allais à cette soirée. Je n’avais pas été mise au courant. Même si je n’étais pas celle qui participait le plus au rassemblement entre collègues de travail, le sentiment de rejet que j’ai ressenti à ce moment-là est indescriptible, surtout que j’estimais beaucoup la personne en question. 

Dans un autre département, j’ai travaillé avec une personne qui n’hésitait jamais à me faire sentir son mécontentement. Des soupirs, des objets déposés avec force, en passant parfois par un ton semi-agressif, le peu de confiance que j’avais en moi à ce moment-là s’est dissipé. Je marchais constamment sur des œufs et avec la peur au ventre.  

Un jour, un autre poste s’est ouvert et il semblait parfait pour moi. J’ai sauté sur l’occasion en me disant que je pouvais juste améliorer mon sort. Les larmes me montent aux yeux en écrivant. Replonger dans ce passé fait remonter beaucoup d’émotions. En fait, je n’ai pas amélioré mon sort du tout. Cette fois, j’ai été accusée d’être du côté de la patronne. On me comparait aussi à la personne que je remplaçais. Le personnel de ce département s’est alors retourné contre moi en quelque sorte. Je voulais prendre des initiatives tout en respectant mes limites, mais j’ai vite pris mon trou en subissant quotidiennement les regards et les petites pointes à mon égard. 

Après quelque temps, la vie m’a fait comprendre que ce travail n’était plus pour moi. Ce n’est pas le moyen que j’espérais (j’en ai déjà parlé sur le blogue), mais il était grand temps que je parte. 

Aujourd’hui, je ne suis peut-être pas riche, mais je suis plus heureuse. Prendre conscience des comportements toxiques dont j’ai été victime me fait mal, mais en même temps m’aide à avancer et à exiger le respect des personnes avec qui je travaille maintenant.

Je ne suis définitivement pas la seule à avoir vécu une telle situation. Si tu te trouves dans une situation semblable en ce moment, sache que je te comprends. Il n’est pas facile de le réaliser ni de s’en sortir. Parle à quelqu’un qui saura t’écouter et t’aider à trouver des solutions.

Merci de m’avoir lu.

Maggie @Maman Média